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FRANÇOIS BILLAUT RETRACE LES "MARIAGES DE LÉGENDE" DANS SON DERNIER OUVRAGE
Interview : Propos recueillis par Mariage Ouest
Journaliste à Point de Vue, François Billaut, vous retracez, dans un ouvrage passionnant, 50 des plus beaux mariages de l'histoire. Comment s'est faite votre sélection ?
J'y suis allé aux coups de coeur. J'ai essayé de coller à l'actualité avec le mariage de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni. Après, mon choix s'est porté sur de jolies histoires et sur des personnages emblématiques qui me touchaient. J'ai eu plaisir à me replonger dans le mariage d'Audrey Hepburn que j'aime beaucoup et Mel Ferrer, ainsi que dans celui d' Elizabeth Taylor et Richard Burton, mariés deux fois, ce qui est assez atypique.
En tant que journaliste, vous avez assisté à de nombreux mariages princiers, people... Quel est celui qui vous a le plus touché ?
De ceux auxquels j'ai assisté, c'est incontestablement celui de Frédérik de Danemark et Mary Donaldson... un vrai conte de fées au Pays d'Andersen! En plus du faste de la cour de Danemark, il y régnait une grande émotion. L'héritier du trône, en grand uniforme d'officier de Marine, ne put réprimer ses larmes en voyant Mary entrer dans l'église. En découvrant le regard humide de Frédérik, la jeune femme fut à son tour submergée par l 'émotion.
De tous les mariages que vous racontez , quel est selon vous le plus fastueux ?
Sans doute celui du Shah d'Iran et de Farah Diba, le 21 décembre 1959 dans ce lieu magique qu'est le Palais du Golestan. Et pourtant de ce jour historique, Farah Diba avouera se souvenir surtout de la nuit de noces, dans une petite maison de bois sur pilotis sur la mer Caspienne.
Pourquoi avoir choisi de relater le mariage de Delphine Arnault et Alessandro Vallarino Gancia, et celui de François-Henri Pinault et Salma Hayek ?
Parce que ce sont des mariages dans l'air du temps, très people.
Dans le cadre de celui de Delphine Arnault, fille de Bernard Arnault, empereur du luxe français, avec Alessandro Vallarino, l'héritier du vermouth Americano et des spumante Gancia, c'était un mariage très fastueux, ne serait-ce que pour le décor (sur le parvis de la cathédrale Saint-Jean Baptiste de Bazas, d'éphémères massifs de buis dessinaient un parterre à la Française – un tapis de velours rouge courait le long de la nef et sur chaque colonne s'enroulaient en torsades les guirlandes de roses et de lysanthiums blancs) et pour la robe de la mariée créée par John Galliano dans les ateliers de Dior. Un détail, le voile découpé dans des pièces de broderies Lesage, réajusté sur un tulle, aura nécessité 350 heures de couture.
Quelle est selon vous la plus belle histoire d'amour ?
Celle de Bertil de Suède et de Lilian Davis, mariés après 35 ans de vie commune puisque le gouvernement refusa cette union. Ils se sont rencontrés à Londres pendant la guerre où le prince était soldat. Il lui fit alors une déclaration : « je n'aime que vous et je n'épouserai jamais personne d'autre que vous, mais je ne veux pas faire de vous une Mrs Simpson suédoise ». Il tint parole, et le 7 décembre 1976 le mariage fut célébré dans la chapelle blanche du château de Drottningholm, lorsque Carl XVI Gustaf accéda au trône.
L'alliance la plus surprenante pour vous, quelle est-elle ?
Celle de Louis XIV avec Madame de Maintenon. C'était le mariage du roi soleil qui épousait la bergère. Tellement impossible qu'il est resté secret.
Constatez-vous une évolution concernant les mariages princiers ?
Aujourd'hui, les princes et les princesses réclament le droit à l'amour. Ils imposent leur choix à leur famille, ce qui n'était pas le cas il y a 50 ans.
En revanche, en ce qui concerne la cérémonie du mariage, la tradition et le faste demeurent.
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